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Langues berbères
Homonymie : pour le peuple, voyez l'article Berbères| |
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| Parlé en | Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Mauritanie), Burkina Faso, Mali, Niger, Diaspora en Europe de l'Ouest, États-Unis, Canada et Australie | | Région | - | | Nombre de locuteurs | — | | Classification par famille |
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Berbère (Dérivée de la classification SIL) | | Statut officiel et codes de langue |
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Officielle en | Algérie | | ISO 639-1 | — | | ISO 639-2 | ber | ISO/DIS 639-3 | — | | SIL | — - valign=top | | Voir aussi : Langue, liste de langues, code couleur |
Les langues berbères (en berbère : tamazight en Tifinagh) forment un groupe de langues afro-asiatiques dérivées du berbère ancien, séparé en deux branches : langues berbères du Nord et du Sud. Ces langues sont présentes depuis le Maroc jusqu'à l'Égypte, en passant par l'Algérie, la Tunisie, le Niger et le Mali. On dénombre une trentaine de variétés. Le berbère possède son propre système d'écriture, celui que les Touaregs ont conservé : le tifinagh. Les langues berbères ont assimilé plusieurs emprunts : à l'Hébreu, au Phénicien, au Latin, au Turc, au Français, ou encore à l'Espagnol. Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones, mais on estime le nombre de locuteurs à 40 millions. Répartition géographiqueLes langues berbères dispersées sur une aire géographique très vaste, sont soumises à une pression de l' Arabe maghrébin et à moindre mesure du français. Des villes et des régions majoritairement berbérophones au début du XXe siècle, ne le sont plus du tout aujourd'hui (Batna, Oum El Bouaghi...etc), l'arabe maghrébin ayant remplacé le berbère. L'arabe maghrébin n'existe pas.Seul l'arabe parlé issu de la langue fondamentale, véhiculé en dialectes est le moyen de communication. L'arabe parlé n'a pas remplacé le berbère mais sa prédominance donne cette impression hégémonique. AlgérieL' Algérie compte environ 25% à 35% de berbérophones — selon le professeur Salem Chaker, de l'INALCO. - Le Kabyle (thakvayelith"le"ّ "kabyle") est la deuxième langue la plus parlée après le Chleuh avec 4,5 millions en Kabylie — les trois wilayas de Tizi-Ouzou (Tizi-wuzu en kabyle), Béjaïa (Vgayet), Bouira (Tuvirets) et une partie des wilayas limitrophes, a savoir boumerdès (02 comunes), b. bouararidj, setif, et djidjel. Certains estiment à plus de 7 millions de kabylophones en comptant la , et les kabyles sont la partie de la nation berbère la plus active et la plus protectrice de l'identitée berbère, en entend leurs voix du monde entier contrèrement aux autres language de thamazighthe.
- Le Chenoui est présent dans l'Atlas blidéen (beni salah) à l'ouest d'Alger (200 000 locuteurs).
- Le Chaoui (tachawit) est parlé par plus de 4,5 millions de personnes à l'est du pays, surtout dans les Aurès — wilayas de Batna, Khenchela, Oum-El-Bouaghi, Souk Ahras, Constantine et Sétif et dans une partie des wilayas de Guelma, et Biskra, et cette populaton se montre toujour timide de parler son language natal face a l'arabisme.
- Le Mozabite, est parlé au Mzab, dans le sud 300 000 locuteurs
- Le touareg (c'est-à-dire les variantes tamasheq,tamahaq,tamajaq) est parlé dans le sud de l'Algérie, le sud est de la Libye, au Mali, au Niger et au nord du Burkina Faso.
- Le Chelha est parlé à Beni Boussaid, un âarch berbère de 20 000 habitants situé
au mont ASFOUR dans la Wilaya de Tlemcen, et à Bousemghoune, et assla des vilages situés dans la région d'Elbayadh. MarocLe Maroc contient la plus importante population berbère, et certaines études avancent que près de 60 % de la population possèdent une patrilinéarité proche et récente liée à ce patrimoine. Il est aussi le premier pays berbérophone avec une estimation des pratiquants actuels ( Salem Chaker, notamment) de 40 %. - Le Chleuh (tachelhit) est parlé par les Chleuhs dans le Haut Atlas, dans l'Anti-Atlas au sud, et dans la plaine de Souss. C'est le dialecte berbère le plus parlé — entre 8 et 10 millions de locuteurs.
- Le tamazight du Maroc central, appelé aussi tamazight tout court ou braber — est parlé dans le Haut et le Moyen Atlas, de Khénifra à Taza, ainsi par ailleurs qu'au centre du royaume.
- Le Rifain (tarifit), parlé par les habitants de la région du Rif au nord du Maroc — Nador, Al-Hoceima, Tanger, Tetouan, Taza, Melilla...etc
- Le znassni (thaznassnikht), parlé par les habitants de la région du Beni-znassen au nord-est du Maroc — Oujda, Berkane, Ahfir,Taourirt,Aklim,Saidia...etc
- Le ghomara, parlé les Ghomaras situés dans le Rif occidental jusqu'à la côte atlantique — Asila et Ksar Elkebir.
Mali et NigerLe targui, plus précisément les variantes tamasheq et tamajaq . Les Touaregs représentent environ 15 % de chacune des populations malienne et nigerienne.et aujourd'hui le conflit itarguiyen-pouvoir malien et monté d'un cran qui arrive a des operations militaires a cause de la non reconnaissace de l'identitée targuie. Tunisie En Tunisie, pays arabophone à 99 %, le Chelha est parlé dans les villages semi-berbérophones du sud — Chenini, Douiret, Matmata, Tamezrett...etc. — ainsi que dans quelques villages de l'île de Djerba (surtout Guellala/Iqellalen, Ajim, Sedouikech/Azdyuch, Ouirsighen/At Ursighen) . LibyeLe nefoussa est parlé en Libye, à Aoudjila , Sokna et Zouara — 20 % de la population. Le tamahaq est également parlé dans la région de Ghat par environ 17,000 personnes (Johnstone 1993). MauritanieLe Zenaga est parlé à Medredra. Le tamasheq est également utilisé. Mais la plupart des non-arabophones de Mauritanie parlent les langues nigéro-congolaises. Îles CanariesDans les îles Canaries, se parlait jadis le guanche, aujourd'hui disparu. Une partie de la population actuelle de ces îles espagnoles se revendique berbère mais ne parle aucun Dialecte de cette langue. Cette revendication berbère est notamment portée par le Congrès national canarien (CNC), parti indépendantiste canarien, branche politique du mouvement de libération des Canaries, le MPAIAC. ÉgypteLes Siwis parlent le seul dialecte berbère égyptien, le Siwi, présent dans les environs de l' Oasis de Siwa. Cette oasis du nord-ouest de l'Égypte représente le plus oriental des groupes berbères. Écriture Article détaillé : .Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen de l'Alphabet tifinagh ou libyco-berbère. Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes . Depuis le début du XXe siècle, le berbère a surtout été écrit au moyen de l'Alphabet latin ou de l'alphabet arabe, bien que les Touaregs continuent de l'utiliser couramment. Cependant, des propositions de tifinagh standard ont vu le jour à partir de la fin du XXe siècle. L'Académie berbère, travailla sur une version, révisée ensuite par le professeur Salem Chaker de l'INALCO. L'IRCAM officialisa une version de l'alphabet tifinagh en 2003. La principale difficulté de la mise en place d'un alphabet standard réside dans la localisation progressive des langues berbères, qui a engendré une différenciation de certains phonèmes et lettres. Statut Le berbère n'est Langue officielle dans aucun pays, il est langue nationale au Mali, au Niger et en Algérie depuis 2002. Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire tant en Tunisie qu'en Libye, il est cependant très présent en Algérie mais aussi, et surtout, au Maroc. Les États d'Afrique septentrionale concernés (Maroc, Algérie, Mali, Niger, Libye, Égypte, Tunisie, Mauritanie ... ) ont, dès l'accession aux indépendances, adopté au sujet des langues locales autres que l'Arabe officiel — geolectes arabes ou berbères, langues négro-africaines, Français, voire Espagnol — des politiques extrêmement différenciées, souvent hostiles. Aujourd'hui, les politiques linguistiques lancées après les indépendances avaient pour objectif de remplacer le français par l'arabe au détriment du berbère. Le mouvement revendicatif berbère a fait irruption sur la scène algérienne en 1980 en Kabylie. Cependant, si par exemple en Algérie, le berbère a été déclaré Langue nationale par la révision constitutionnelle du 10 avril 2002 (article 3 bis), ou au Maroc introduit dans l'enseignement primaire, celui-ci n'est dans aucun de ces pays enseigné comme idiome majoritaire au long des cursus scolaires et universitaires. En conséquence, les langues berbères qui ne bénéficient nullement d'un soutien massif au niveau de la politique nationale, se transmettent de plus en plus difficilement dans les zones urbaines et, même au sein de la matrice rurale originelle, résistent de plus en plus mal aux concurrences des arabes locaux et standard, des langues des anciennes puissances coloniales ou de l'Anglais. Notes et références.. Voir aussiBibliographie - Revue annuelle Études et documents berbères (Paris/Aix-en-Provence, Coédition La boîte à Documents/Edisud).
- Langues et littératures berbères des origines à nos jours (Bibliographie internationale), Lamara Bougchiche, Ibis Press, Paris, 1997 (ISBN 2910728021).
- Linguistique berbère : Études de syntaxe et de diachronie, Salem Chaker, Peeters, Paris, 1995 (ISBN 2877231526).
- Grammaire berbère (Rifain, Zayane, Chleuh, Kabyle), Michel Quitout, éd. L'Harmattan, 1997 (ISBN 2738460046).
- Initiation à l'écriture de la langue berbère, Larbi Rabdi, éd. L'Harmattan, 2001, 148 p. (ISBN 2747509044).
- Dictionnaire des racines berbères (formes attestées), Kamal Naït-Zerrad, 3 tomes : Tome I, 1998 (ISBN 90-429-0579-4) ; Tome II, 1999 (ISBN 90-429-0722-3) ; Tome III, 2002 (ISBN 90-429-1076-3).
- La langue berbère, André Basset, éd. L'Harmattan, 2004 (ISBN 2747572781).
- Langue berbère. Introduction à la notation usuelle en caractères latins, Ramdane Achab, éd. Hoggar, Paris, 1998 (ISBN 2-912996-007).
- Dictionnaire tamazight - français (variante Zayane du Maroc central), Miloud Taïfi, éd. L'Harmattan, 1992 (ISBN 2906659002).
- Dictionnaire des verbes Tachelhit-Français, Abdallah El Mountassir, éd. L'Harmattan, 2003 (ISBN ISBN 2747535770).
- Manuel de conjugaison du tachelhit (langue berbère du Maroc), Abdallah Boumalk, éd. L'Harmattan, 2003 (ISBN 2747555275).
- Grammaire moderne du kabyle, Kamal Naït-Zerrad, éd. Karthala, Paris, 2001 (ISBN 2845861729).
- Psycholinguistique touarègue (Interférences culturelles), Mohamed Aghali-Zakara, Inalco, Paris, 1992.
- Dialecte de l’Ahaggar (en 4 volumes), Charles de Foucauld, éd. L’Harmattan, Paris, réédition de 2005 (ISBN 2-7475-8173-X).
- Langue et pouvoir en Algérie, Mohammed Benrabah, éd. Séguier, 1999 (ISBN 2840491508).
grammaire berbère, A.Bououd, www.e-monsite.com/bououd Liens internesLiens externes
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